[#Droit_De_Reponse] #FOG #LaProvence

COMMUNIQUE DE PRESSE

Marseille, le 13 juillet 2019

Monsieur Bruno GILLES, Candidat à la Mairie de Marseille en 2020, dénonce avec fermeté et détermination l’édito de Franz Oliver GIESBERT dans La Provence du 13 juillet 2019 et demande un droit de réponse.

Monsieur Bruno GILLES considère que cet édito porte atteinte à la déontologie et à l’honnêteté journalistiques à travers un choix politique clairement affirmé, des propos insultants à l’égard d’un candidat à une élection et une confiscation de tout débat démocratique.

Monsieur Franz Olivier GIESBERT nous apprend aujourd’hui que mon amie Martine VASSAL est candidate à la mairie de Marseille en 2020.

Que je sache, une telle candidature n’a pas été annoncée. Pourquoi un tel édito ?

Est-il possible pour un journaliste qui se présente comme un fin connaisseur de la vie politique de se comporter comme le président d’un comité de soutien, qui plus est sans attendre une déclaration de candidature ?

Je pense qu’il est temps que le directeur éditorial de La Provence définisse clairement sa mission et son positionnement afin que la rédaction, le Journal et ses lecteurs sachent réellement qui il est.

Etes-vous journaliste, Monsieur GIESBERT ? Etes-vous donc attaché à l’honnêteté dans le traitement de l’information comme le sont tous vos confrères dont vous ternissez l’image aujourd’hui ?

Il est inconcevable de s’ingérer ainsi dans le processus démocratique et de porter une telle atteinte à l’éthique et à la déontologie journalistique non seulement en prenant parti pour un positionnement politique mais encore en appelant à voter pour untel ou pour untel.

Etes-vous conseiller politique, Monsieur GIESBERT ?

Vous ne pouvez ainsi asservir toute une Rédaction et la rendre, de fait, dépendante sinon redevable d’une ligne éditoriale partisane.

Un Journal est outil d’information démocratique et non une cellule de communication politique.

Etes-vous gourou Monsieur GIESBERT et considérez que les prédictions-prédications politiques sont une nouvelle façon de faire du journalisme ?

Afin de répondre aux attaques dont je fais l’objet dans cet édito, je demande à pouvoir bénéficier d’un droit de réponse.

Je rappelle qu’il y a 18 mois, les journalistes de La Provence ont signé une motion de défiance à l’égard de Franz Olivier GIESBERT et ont exprimé un réel manque de confiance envers leur directeur éditorial.

Ce sont des crises successives, autour de la remise en cause de la justice dans l’affaire des contrats de l’eau de la communauté urbaine ou la parution d’une Une mentionnant des propos offensants et discriminatoires envers les familles de malades psychiatriques qui ont conduit les journalistes de La Provence à faire entendre leurs inquiétudes à l’égard des choix éditoriaux de Monsieur GIESBERT.

J’ai un profond respect pour les journalistes, particulièrement dans le contexte actuel où ceux-ci sont tant malmenés partout en France.

Une information de qualité, honnête et éclairée des citoyens est le pilier de la démocratie et le fondement même de notre système politique.

C’est une noble mission que celle de journaliste. Les dérives d’un homme ne doivent pas remettre en cause toute une profession d’une manière aussi attentatoire à l’éthique et à l’honnêteté intellectuelle.

Je suis candidat depuis le mois de septembre 2018. Je sillonne les rues de Marseille, je vais à la rencontre de ses habitants depuis plus de 10 mois maintenant.

Elu de terrain, fervent défenseur de la proximité et de la responsabilité politique, je reste fidèle à mes convictions de gaulliste social comme l’était mon mentor, Philippe SEGUIN.

Dans les échanges que je peux avoir au quotidien, chacun a la parole, j’écoute, je questionne et je construis un projet avec les Marseillaises et les Marseillais, dans le respect des sensibilités de chacun.

Par le passé, aux côtés de Renaud MUSELIER, j’ai toujours combattu et vaincu le Front National, sans trembler et sans alliance et je continue aujourd’hui à affronter le Rassemblement national avec la même détermination.

Agiter le chiffon rouge de l’extrême-droite comme le fait cet édito est une infamie, une insulte à l’intelligence politique de nos concitoyens.

Les plus récents sondages ont d’ailleurs montré, parmi les différentes hypothèses sondées, que c’est bien lorsque ma candidature se maintient que le RN réalise son score le plus bas.

Etrange qu’un esprit aussi brillant ne l’ai pas compris et en fasse une analyse complétement erronée…

Derrière la carte de presse se cachait peut-être le procureur médiatique qui enlève la liberté de choix aux électeurs et qui réduit à néant la probité de ses confrères.

Contrairement à ce que pense Monsieur GIESBERT, une élection municipale n’est pas un jeu mondain où se confondent complaisance et contradiction.

C’est une chose trop sérieuse pour la traiter avec la légèreté qui le caractérise alors qu’aujourd’hui plus que jamais, nos concitoyens attendent beaucoup des prochaines échéances électorales.

C’est de l’avenir de Marseille que Monsieur GIESBERT prétend nous éclairer. Pourtant, la Cité phocéenne de demain se dessine sur le terrain, non dans les postures ou les fantasmes.

N’en déplaise à certain, je suis candidat à la Mairie de Marseille, j’irai jusqu’au bout et je vais changer le visage de cette ville qui m’a vu naitre.

J’ai grandi, je vis et je travaille dans cette ville. Je sais de quoi elle a besoin.

Ce n’est pas sur la base des élucubrations d’un journaliste méprisant et méprisé, en tourisme à Marseille et qui prétend nous expliquer notre Ville que je construis mon projet mais bien POUR et AVEC les Marseillaises et les Marseillais.

Les Marseillais seront faire la différence et reconnaitront la sincérité et l’honnêteté là où elles sont.

Monsieur GIESBERT, je vous en conjure, cessez de prendre vos lecteurs, vos interlocuteurs, vos contradicteurs pour des idiots et vous sortirez grandi de votre expérience marseillaise.

A l’âge où la raison et l’expérience devraient vous animer, cessez de vous complaire dans l’aigreur et développez sagesse et modération dans vos prochains billets, sinon votre faim politique vous emportera bien avant la grenouille de La Fontaine …

Comme le disait Philippe SEGUIN, « il ne suffit pas d’avoir de l’appétit, il faut aussi avoir de l’estomac ».

Quelle triste fin de carrière !

Bruno GILLES

Partager :
Je souhaite être tenu(e) au courant des actualités #EnsemblepourMarseilleJe m'inscris
+