Hommage aux victimes de la rue d’Aubagne #Noailles

L’année dernière, le 5 novembre 2018, huit personnes ont trouvé la mort dans l’effondrement de deux immeubles à la Rue d’Aubagne à Marseille.

Un an après, je pense à Marie-Emmanuelle BLANC, à Simona CARPIGNANO, à Taher HEDFI, à Julien LALONDE-FLORES, à Fabien LAVIEILLE, à Pape NIASSE, à Ouloume SAID HASSANI et à Chérif ZEMAR.

Avec une réelle émotion et une profonde dignité, j’adresse une nouvelle fois tout mon soutien à leurs familles et à leurs proches.

En ces instants si douloureux pour les Marseillaises et les Marseillais, je souhaite que cette semaine soit dégagée de toute contingence politique et que nous consacrions exclusivement nos pensées au respect et à la mémoire des victimes.

Notre responsabilité morale à tous réside dans la reconnaissance des erreurs, individuelles ou collectives.

En ce sens, je renouvelle les excuses que j’avais adressées aux familles des victimes.

Ensemble, il nous faut vivre avec cette tragédie qui nous marquera à jamais. Avec cette colère et ce sentiment d’injustice partagés.

Cette force doit devenir le moteur d’une lutte commune contre ce danger permanent et inacceptable qui touche la vie des plus fragiles.
Unissons nos forces afin de gagner ce combat. Un combat pour le logement décent, pour le droit le plus élémentaire, celui de se sentir en sécurité chez soi.

Voilà pourquoi il nous faut également changer les procédures et les modes d’action. C’est notre rôle de responsables politiques. C’est ce que j’ai fait, en tant que parlementaire, à travers une proposition de loi contre l’habitat insalubre, votée à l’unanimité au Sénat.
Je souhaite que l’Assemblée nationale et le gouvernement poursuivent ce travail pour en faire une vraie priorité nationale.

Il en va de la dignité de ces enfants, de ces femmes et de ces hommes qui sont, aujourd’hui encore, confrontés à la précarité du logement et à la peur d’un danger de tous les instants.

Je rends également hommage à l’engagement et à l’énergie des citoyens et des collectifs. De leur côté, les élus et les services de la Ville et de la Métropole, dans leurs compétences respectives, doivent poursuivre cette volonté politique dont la lutte contre l’habitat insalubre ou indigne a tant besoin.

Nous ne pouvons plus faire comme si nous ne savions pas.

Bruno GILLES
Sénateur LR des Bouches-du-Rhône
Maire Honoraire des 4ème et 5ème Arrts de Marseille
Candidat aux élections municipales Marseille 2020

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