[Video] Theo Mavrostomos, recordman de plongée

[Video] Theo Mavrostomos, recordman de plongée

Marseille doit se tourner vers la Méditerranée.

Retrouvez  la réflexion et les propositions de mon expert sur la question du littoral méditerranéen, Theo Mavrostomos, homme le plus profond du monde, scaphandrier, responsable de la mission Gombessa V.

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Le contexte

Notre littoral, plus que tout autre espace, est soumis à des enjeux et des pressions contradictoires :
– Attractivité résidentielle
– Urbanisation croissante
– Forte sensibilité environnementale et paysagère.

Les Marseillais sont très attachés à leur littoral, patrimoine commun.

L’expert

Un programme d’activités liés à la mer est proposé.
Théo Mavrostomos, de part son expérience de scaphandrier depuis 40 ans, recordman mondial de plongée à moins 701 mètres, obtenu le 23 novembre 1992, grâce à la technologie de la Comex pour laquelle il a travaillé, est reconnu dans l’expertise environnementale et de le monde de la mer.

Il a été par ailleurs responsable de la mission Gombessa V, durant juillet 2019. Cette expédition avait pour but d’observer les fonds marins et de mesurer l’impact de la pollution sur l’environnement. Un reportage va être diffusé sur Arte en mars 2020.

Il forme depuis plus de 10 ans des élèves au sein de l’INPP (Institut national de plongée sous-marine.

Les propositions

– Notre ambition est d’abord de devenir la capitale de la plongée sportive et professionnelle. La plongée cinématographique a commencé à Marseille avec le Commandant Cousteau, et la plongée professionnelle avec la Comex.

– Création de la Cité de la mer : sur la zone de la Pointe Rouge, avec parking, commodités, voies d’accès.

Comme il est notifié dans le Comité interministériel de la mer en 2019, l’Etat a pour projet de faire évoluer l’INPP en le confortant dans son rôle de centre d’expertise hyperbare national avec une vocation à l’international.

– Création de clubs de plongée dédiés aux personnes en situation de handicaps. Avec des moniteurs formés et spécialisés.

– Création d’un aquarium géant à l’eau de mer dans le 8e arrondissement, entre la Verrerie et l’Escalette. Un site qui serait en harmonie avec le Parc national des calanques tout proche. Avec aménagement d’un parking, qui pourra servir de parking pour les visiteurs du parc des calanques. Là, des navettes gratuites et électriques desserviront jusqu’à Callelongue les visiteurs. Seuls les riverains seront autorisés à circuler. Donc, moins de pollution, moins d’embouteillages.

– Récifs artificiels : nous avons actuellement 400 récifs répartis entre le Frioul et la Corniche. Sur 57 kms de littoral, il serait judicieux de multiplier les récifs artificiels pour la reconquête de la biodiversité marine, si l’on juge des bons résultats des premiers récifs mis en place en 2000.
Le nombre d’espèces de poissons a été multiplié par 3 et la biodiversité a augmenté de 30%.

– L’Huveaune

– Nettoyer l’Huveaune sur plusieurs centaines de mètres à partir de l’embouchure.

– Mettre des filets en acier de barrage pour retenir les déchets qui se déversent en mer après les grosses pluies.

– Aménager des berges des 2 côtés en sentier piétons

– Les boues rouges : le déversement des boues rouges Pechiney – Altéo doit être stoppé dans les six mois. Comme alternative, nous devons exiger à minima le remplacement du Pipe-line qui transporte ces boues rouges.

– Déversement de la station d’épuration à l’émissaire de Cortiou :
Ces eaux contiennent toujours une grande quantité de restes médicamenteux comme des antibiotiques et des produits ménagers.
Cette mixture se déverse dans la cuvette entre Cortiou et l’île Plane. La flore y est quasiment inexistante et la faune se nourrit de ces rejets concentrés.

– Nous proposons dans un premier temps d’imposer à tous les hôpitaux de s’équiper d’une micro station d’épuration qui optimisera le filtrage de la station commune.
– Dans un 2e temps, nous devons rallonger la sortie de l’émissaire jusqu’à la fosse cassidaine, qui a une profondeur de 2 500 mètres et situé à 10 kms de la côte.

– Création d’une station d’épuration supplémentaire

– Tunnel du Rove: étudions sa réouverture, une solution pour réhabiliter biologiquement l’Etang de Berre pollué par les rejets des usines alentour. Cet apport d’eau salé servirait au retour de la faune et de la flore, une fonction que le tunnel remplissait jusqu’à sa fermeture en 1963.
Ce tunnel, placé sous la chaîne de l’Estaque, fait communiquer la rade de Marseille avec l’Etang de Berre. Long de 7 kms et large de 22 mètres.
Travaillons à l’étude de faisabilité de création d’une ligne de métro qui partirait de la gare Saint-Charles jusqu’à l’aéroport Marseille Provence. Objectif : désengorger les autoroutes. Financements croisés Etat / région / Métropole / Ville de Marseille.

– Frioul : réaménagement en prenant exemple sur les îles des Cyclades mais en conservant l’identité provençale.

– Développer la connaissance du patrimoine marin marseillais à l’école.

– Travailler avec les associations nombreuses et compétentes en la matière.

Conclusion

La mer, nous la voyons tous les jours. Superbe, attirante, elle est un bien précieux pour les Marseillais et les visiteurs. Nous n’avons plus les moyens de projets dispendieux. En revanche, nous devons la préserver des pollutions et créer les conditions d’une forme de réconciliation entre nous, humains, et cet élément naturel extraordinaire

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